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Covers et contre
tous

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Avec les reprises (covers en anglais)  
on assiste à la transformation de l’œuvre d’un artiste en objet.
C’est cette appropriation cette transformation de la chanson en sujet qui est intéressante. Étonnante !

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La redif de l'émission
originale en 2014 & 2015.

Le Chicago Tribune a décrit le terme Covers en 1952 ainsi : " dans le jargon commercial cela signifie enregistrer une chanson qui semble un tube potentiel  "sous le nom d’un autre"  

Les maisons de disque ont vite compris qu’un titre pouvait parfois mieux marcher avec un autre interprete, une autre étiquette. C’est ce qui est arrivé pour Bob Dylan, ou la reprise de "All Along the Watchtower"  par J. Hendrix est devenue plus populaire que l’original en très peu de temps . 

Il y aussi une question d’arrangement d’époque et de style. On site souvent l’anecdote de « Is not She Sweet » popularisé dans 1927 par Eddie Cantor, Ben Bernie et Gene Austin, la revoilà en 1949 reprise par M. Goon Bônes & M. Ford et Pearl Bailey. Et enfin relancée par les Beatles en 1964. 
Mais l'usage répété du cover relève aussi d’un statut bien particulier des droits d’auteurs aux USA. Le Copyright Act de 1909, donne le droit d’enregistrer une version d'un titre déjà enregistré et publié si l’on ne reprend que sa musique seule avec des nouvelles paroles (Ou des paroles sur une autre musique il me semble). C’est ce qui a fait le succès de nombre de chanteurs qui se qualifiaient à juste titre : d’interprètes. 

"All Along the Watchtower"  la chanson de Bob Dylan devenue un tub en 1968 interprétée par Hendrix. 

On assiste alors à la transformation de l’œuvre d’un artiste en objet. Le titre devient référence d’une tendance, d’une génération, d’une époque.

Ecouter quelques classiques revisités à chaque génération est toujours un nouvel étonnement. Voir une redécouverte. Les nouveaux interprètes offrant alors leur vison de la chanson et lui apportant souvent un éclairage nouveau. Une mise en lumière étonnante. Pratique qui s'est imposée ces dernières années par les reprises effectuées par des anonymes sur YouTube ? Sorte de selfies musicaux. Exposition de musiciens en quête de reconnaissance ou de célébrité. Mais aussi de fans qui par la reproduction contribuent à leur tour à la légende. 

Dans ce cas les covers sont les preuves de l’appropriation collective d’une composition en devenant un standard. La création perd ainsi progressivement son statut unique au même titre qu‘un élément matériel d’architecture ou de desing.

 

On assiste alors à la transformation de l’œuvre d’un artiste en objet. Le titre devient référence d’une tendance, d’une génération, d’une époque. C’est cette appropriation cette transformation de la chanson en sujet justement qui est intéressante. Étonnante. L’objet désiré est acquis, mais inaccessible en accédant au statut de mythologie quotidienne. Acte de reconquête aussi. Le terme de revival n’est pas neutre. L’immortalité de la chanson est définitivement posée. Phénomène récurant ces dernières années en pop musique. 

Dépourvus de mythes modernes nous nous dotons ainsi des icônes à adorer, à singer, à s’approprier, s’accaparer.  Mais surtout toujours à partager ! 

La Play-list de l'émission (extraits) 

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 Sono/Emission 
Les 4 titres à écouter en boucle l'été sont 5 ! 

festivals d'été ! 
chroniques et repérage

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Mots
"Je me souviens" de Georges Perec sert-il à quelque chose ?

sono/ NYC
la légende de L'Anti-folk.

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Bruit
La radio web la moins écoutée du monde est la meilleure de Detroit depuis 1998.

Bruit / De Stars of the Lid à Bell Gardens
Ecoutez le bruit de vos yeux !  

Collectif des Sorins
Du Mali to Montreuil

Captation sonore lors d'une soirée musicale.

Les films passés à la méthode
Cinéma Off.  

On bouffe de la merde 
Neil Young lance le 16 juin un nouvel album intitulé  The Monsanto Years 

Mots
Tahin Party 

Editions, musique & résistance ! 

Je suis le Downtempo Cliquez sur moi 

L'invention d'une réalité 
Lucette Bourdin
 est l’auteur d’une discographie déroutante, plongée dans un univers que certain apparente à tort au new âge.  Elle est née en France dans le Doubs en 1954, mariée à un américain elle a un parcourt remarqué en art plastiques, et laisse après son départ en 2011 une oeuvre musicale prête à sombrer dans le silence. 

Le son de l'inderdit 

Avoir de la reprise ... 
Les "covers"
Ça sert à quoi ? 

culture rap & intox