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Eté 2014

La légende de l'anti folk

Rock en Seine 14
chroniques et repérages 

Pop/Rock en cover 
La raison du succés 

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Les 4 titres à ne pas manquer  cet été 14 sont 5.  

L'histoire du Downtempo 

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Sono : emission d'Aout 14
Les 4 titres à écouter en boucle cet été 14 sont 5 et pas complètement irremplaçables. 

 

Jamie Culum est un étrange jazzman anglais qui a fait des études de littérature et de cinéma. La légende raconte que sa grand mère chantait dans les cabarets de Berlin avant de fuir en raison de ses origines juives. Ce jeune prodige re-tapisse les standards sans aucun scrupule et apporte une version bien à lui du célèbre "what a différent a day made". Ce titre value un Grammy à Dinah Washinton en 1959. Et Dinah qui aurait pu être la grand mère du premier avait un truc bien à elle lorsqu'elle se mettait au piano. Ce qu'elle faisait avec du silence, en interprétant ce standard était unique. Les pendules elles même s'arrêtaient pour écouter. Cette chanson doit être la fameuse raison du quart de jour accumulé tous les quatre ans afin de former un jour supplémentaire lors de l'année bissextile. Le cover de Jamie Cullum est téléchargeable à notre époque, entre le rayon surgelé et la chambre à coucher Ikéa. Il reste ébourifant même pendant les soldes. Cullum est surtout crédible dans le rôle du crooner de l'entre deux guerres.

Le second titre accroché à ce mois d'aout est plus exactement un texte : dit autant que chanté de la formule qui marche : Quentin PIkéaostel, Pierre Cabanettes, Simon Martellozo, Stephane Muraire, Nicolas Dardillac sont Fauve et "de ceux" est une écriture incandescente, générationnelle et balafrée sur l'époque. A enchaîner sans respirer au cover de Léo Ferré par Détroit. Cantat porte ce texte comme le poète sa malédiction, c'est une ouverture de bal réussit pour les feux d'artifices.  Après plus de quatre mois de guerre, tandis qu'une armée tente d'isoler les derniers bastions séparatistes et qu'une mission humanitaire prend forme au delà de la barrière de sécurité. Ce texte est le dernier slogan à porter inscrit sur son t-shirt cet été : "avec le temps "

Cela n'étonnera donc personne si le 4ème cover de cet été revient à Ryan Adams et son éblouissante version de Wonderwall (Oasis). Noel Gallager dit de cette chanson : qu'elle parle d'un ami imaginaire qui va arriver pour vous sauver de vous-même. La reprise de Ryan est sur l'album "love is hell" - rien que ça c'est du lourd - mais la version a reçu les louanges méritées en son temps (1991). Le rocker nous a habitué désormais à écrire des nouvelles et des poèmes. Son premier livre acclamé par la critique, "Infinity Blues" fut caractérisé par l'amertume tandis que le second, est une affirmation plus poétique et sensuelle qui ressemble définitivement à sa musique. Cette ambiance noire et blanche que l'on aime se retrouve par exemple dans le titre Lucky Now.  

Voila des raisons balourdes et parfaitement intempestives pour se débarrasser de 4 tubes aux allures de classiques entre un bombardement et deux averses. Et s'il fallait un 5 ème titre pour en faire quatre ce serait l'étonnante version de : "la nuit je mens" de Bashung par ces filles du plat pays qui répondent au nom de Sirius Plan. Intemporel et rigoureusement exact.

 

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