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10/01/2015 : - Alors que nous étions en train de réaliser une série d'émissions sur la censure, il convenait de voir comment intervenir à l’antenne dans la nuit de samedi à dimanche 3 jours aprés les évènements de Charlie Hebdo. Il est évident que l’émission dans sa forme habituelle et musicale ne pouvait avoir lieu. Nous diffusons donc un "zapping" des voies des dessinateurs de Charlie hebdo assassinés Jeudi 7 Janvier.

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 une série de 3 émission sur le thème de la censure entre Octobre 2014  et Janvier 2015 :

Toute cette programmation musicale a été censurée ou interdite d’antenne à un moment donné en France, aux Etats Unis, à la BBC et quelques uns le sont encore dans certains pays.

 

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Suffit-il de proposer un " line-up" exclusivement constitué de morceaux de musiques, de textes, de livres, de films et de pièces de théâtres censurés pour commettre sans le vouloir un programme révolutionnaire ? Révolutionnaire en ce que diffuser l’interdit nous donnerait alors la portée, ferait surgir aussi avec le recul du temps : la violence et le ridicule de l’autorité qui blâme. On a toujours les moyens et des raisons infinies pour empêcher, exclure, inhiber, prohiber et proscrire. Il suffirait donc, de dresser la liste intégrale des toutes les œuvres interdites, en dresser un listing et dérouler le rouleau de papier ainsi obtenu pour prendre la mesure, en mètres, en milles, en temps, de la distance qui nous sépare de la liberté ?


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La censure est l’exécutrice zélée des lois d’exception, des codes religieux ou militaires. Mais le plus souvent de lois votées par des assemblées et dont l’objet est de protéger les uns contre les autres. A vous de chercher de quel côté est la loi pour comprendre qui sera l’un et l’autre ?   

Jacques Perdereau, Jacques Boucher. 
Captation sonore. 
 

Jp
Un soir, un  resto rue des Vignoles un jour de pluie. Réunion d’émissions musicales de radio libertaire on prépare ensemble l’émission sur la liberté d’expression.  Et puis au lieu de se casser les pieds à la préparer on sort le micro et on la fait comme ça comme une discutions autour d’un verre de vin… Il y a de ces moments que l’on garde sans montage . Avec un coup dans le nez a cause du Sidi Brahim et des foutues idées pour ne pas oublier comme dirait Léo.

Ce passage  de 18 minutes environ a été rediffusée tel que dans l’émission hommage de ce triste soir de 2003 ou jacques est partit. .


à suivre

Voilà une programmation qui démarre par « love for sale » le titre de Cole Porter pour la comédie musicale du même nom en 1930 et censuré après 168 représentations.  Scandaleuse chanson où 3 prostituées vantaient leurs vertus de l’amour. Malgré le fait que la chanson a été interdite à la radio ou peut-être à cause de cela, il est devenu un hit, avec Libye Holman et Ella Fitzgerald.  
 

À enchainer avec Louis Louis le titre de Richard Berry & The Pharaohs enregistré en avril 1957 pour le label Flip.  Le chanteur Jack Ely le reprend en 1960, mais il n’a pas bien compris les paroles, marmonne sur certains passages, ce qui fait croire aux autorités qu’il s’agit d’obscénités, et plusieurs radios censurent le disque. La chanson fait même fait l’objet d’une enquête du FBI en 1964 pour déterminer si les paroles ne sont pas secrètement obscènes. C’est d’autant plus risible que la chanson raconte l’histoire d’un marin jamaïcain qui explique à un barman nommé Louis qu’il doit retrouver sa fiancée.  Cela semble drôle, ridicule, et pourtant ça ne l’est pas . 

Bétise, incompréhension, méconnaissance, partout où il y a expression, la censure s’immisce, s’insinue, se faufile et subrepticement s’accroche à la liberté telle une sangsue. 

La censure est là, omniprésente et suivant les pouvoirs en place,  elle coupe castre et n’hésite pas, s’il le faut à à tuer. Au nom de la morale, de la religion, de la politique et surtout au nom du plus fort. 

Tout cela a-t-il commencé avec Socrate ? Combien de penseurs, d’artistes, de créateurs ont-ils payé de leur vie le simple fait de s’exprimer ? Combien de Max Jacob, Robert Desnos, Pablo Néruda, Federico García Lorca ? Combien d’artistes connus ou inconnus ont été tués par ceux qui voulaient les réduire au silence faute de parvenir à les convaincre.  

Dés que l’on ne partage pas les idées, lorsque l’on n’apprécie pas : la forme où la personne.  Lorsque l’on est dérangé par la parole de l’autre. Voilà le recours à la solution idéale, la censure.  En empêchant les propos d’un seul d’entre nous, se fera bourreau de la liberté de tous. 

Elle est l’exécutrice zélée des lois d’exception, des codes religieux ou militaires. Mais le plus souvent de lois votées par des assemblées et dont l’objet est de protéger les uns contre les autres. À vous de chercher de quel côté est la loi pour comprendre qui sera l’un et l’autre.  

L’origine du terme « censure » remonte au poste de censeur, créé à Rome en -443, dont le but était de maintenir les mœurs. Elle procède toujours pareil de nos jours en ce qu’elle est la limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun. En décidant pour nous de ce qui est bien ou mal dans des livres, journaux, bulletins d’informations, pièces de théâtre films et la musique que les ondes radio envoient vers nos oreilles.
Les derniers évènements laisseraient à penser que nous régressons alors que'il n'en est rien. En fait rien n’avait réellement changé ! Nous l'avions seulement oubliés. 

Résister, garder un esprit critique et s’opposer. 

Dans « Rien n’est sacré, tout peut se dire » (2003) Raoul Vaneigem déclare que "tolérer toutes les idées n’est pas les cautionner" qu’a l’ivresse "Une vérité assénée par force est une vérité qui se corrompt"  et qu’ "Il n’y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d’expression, il n’en existe qu’un usage insuffisant." 
L’histoire semble en effet lui donner raison. La liberté de s’exprimer subit de violentes variations en fonction des époques et des évènements. La météo est vraiment maussade et la censure musicale est le parfait exemple des revirements incessants. 
Ce qui est certain désormais c’est qu’en matière de liberté d’expression rien n’est jamais définitivement acquis. Et n’oublions jamais que les salauds qui nous priveront de cette liberté interdisant les Rolling Stones en France durant 3 années comme ceux qui fouettent les blogueurs en place publique diront toujours qu’ils le font pour notre bien et le bonheur de tous ! 


En empêchant les propos d’un seul d’entre nous, la censure se fera bourreau de la liberté de tous. 

 "Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant."
Raoul Vaneigem 

La play-list 

"Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes ou femmes, sont également libres. La liberté d'autrui, loin d'être une limite ou une négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres, de sorte que, plus nombreux sont les hommes libres qui m'entourent, et plus étendue et plus large est leur liberté, plus étendue et plus profonde devient la mienne. C'est au contraire l'esclavage des autres qui pose une barrière à ma liberté, ou, ce qui revient au même, c'est leur bestialité qui est une négation de mon humanité parce que, encore une fois, je ne puis me dire libre vraiment que lorsque ma liberté, ou ce qui veut dire la même chose, lorsque ma dignité d'homme, mon droit humain, qui consiste à n'obéir à aucun homme et à ne déterminer mes actes que conformément à mes convictions propres, réfléchit par la conscience également libre de tous, me reviennent confirmés par l'assentiment de tout le monde. Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la liberté de tous s'étend à l'infini."
Mikhaïl Bakounine

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